Après la non-interview du 14 juillet du président Sarkozy, qui s’est transformée en une présence permanente de l’intéressé sur nos antennes -bien joué-. France 2 -décidément toujours prompte à suivre le président, au moment où la ministre de la culture reçoit sa lettre de cadrage, et où les budgets commencent à se discuter sérieusement- nous proposait une soirée Verdi-Roberto Alagna.

Initiative à saluer, à ceci près, que France 2 avait omis de signaler qu’il s’agissait en fait d’une soirée Verdi-Alagna-Sarkozy. Présent aux chorégies, le président a eu droit à 10 minutes d’antenne, avec là encore, une interview hautement insignifiante de la part de Christophe Hondelatte: “J’ai l’impression, monsieur le président qu’il y a des traits communs entre vous et Roberto Alagna”. Flatté, Sarko n’a fait qu’acquiescer. La caste journalistique est décidément sous le charme !

Durant la soirée, les caméras sont régulièrement allées chercher le regard de Sarkozy -le plus souvent accroché à son portable-, Christophe Hondelatte nous informant que le président avait été “très applaudi”, précisant “Quelques sifflets, mais plutôt très applaudi”.

Encore une opération conjointe de communication magnifiquement orchestrée par France 2, notre désormais officielle chaine d’Etat, et les services de production événementielle de l’Elysée. En téléspectateur candide, sera-t-il possible, cet été, d’échapper aux intrusions télévisuelles désormais régulières de notre président ?  A suivre…