On s’était beaucoup moqué de la énième bourde de la candidate socialiste, incapable de répondre à la question piégeuse du grand manitou de RMC , Jean-Jacques Bourdin, « combien la France possède-t-elle de sous marins nucléaires ». Surprise et sans doute largement ignorante (et c’est un défaut) du sujet, Ségolène avait répondu « un seul… ». La réponse était sept…

20minutes.fr relate que « Invité ce matin sur RMC , Nicolas Sarkozy s’est fait –lui aussi- piégé par Jean-Jacques Bourdin qui lui a demandé si les combattants d’Al Qaïda étaient sunnites ou chiites. «Il est impossible de répondre à cette question» car Al-Qaïda est une «nébuleuse», a répondu le ministre de l’Intérieur. Faux, «ce sont des sunnites», a réagit l’animateur qui a demandé, plus tard, combien la France avait de sous-marins nucléaires d’attaque. Quatre ou cinq, ont ensuite débattu les deux hommes. Nicolas Sarkozy a toutefois jugé la question «spécieuse». Autrefois, c’est sur le prix de la baguette de pain que nos candidats se faisaient avoir, certes on ne leur demande pas lors d’une campagne électorale de faire des exposés détaillés sur leur programme militaire, mais la responsabilité du bouton nucléaire mériterait un minimum de révision…

Etonnant qu’en se rendant au micro de RMC, Nicolas Sarkozy n’ait pas anticipé la question sur les sous-marins, dont l’UMP s’était tant amusée. Mais c’est surtout l’ignorance du ministre de l’intérieur, responsable de la lutte contre le terrorisme, responsable des services secrets, qui fait froid dans le dos. « Nébuleuse » est un terme un peu générique pour qualifier le mouvement Al-Qaïda (« d’inspiration sunnite »…)

Un petit conseil de lecture quand même pour le candidat Sarkozy, le très instructif livre de l’historien Jean Pierre Filiu : « les frontières du jihad ».

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Sarkozy au secours de TF1

février 20, 2007

Il est des déclarations qui, à quelques jours d’intervalle résonnent comme en écho, à croire que les interlocuteurs se fréquentent…

Prenez les interviews données au journal l’Express par Patrick Le Lay, vendeur à ses heures de temps de cerveau disponible et accessoirement PDG, sur le départ, d’une « entreprise modeste » nommée TF1.
Une entreprise modeste de 4.000 salariés pour un Chiffre d’Affaires de 2,65 milliards d’euros et comme le dit Patrick Le Lay sur le site web de sa « PME » qui maîtrise tout de même : « l’ensemble de la chaîne de valeur de l’audiovisuel, du développement de contenus fédérateurs à leur consommation sur tous les supports : TV, PC, les nouveaux supports mobiles jusqu’au hors média. TF1 propose ainsi une offre cohérente à ses annonceurs de l’approche grand public au « one to one » ». Modeste, mais de quoi faire quand même…

Dans son interview donnée à l’Express la semaine dernière, Patrick Le Lay, en réponse aux critiques concernant la couverture de l’élection présidentielle par sa chaine demandait instamment « la protection des politiques » : « La Une est une entreprise modeste comparée aux vrais «nouveaux entrants» que sont Google, Orange ou les géants qui gravitent, de par le monde, sur le marché des télécoms, avec des capitalisations boursières gigantesques et des résultats nets supérieurs à notre chiffre d’affaires. Face à ces conglomérats, il existe en France une entreprise de taille moyenne qui s’appelle TF 1 et que la classe politique devrait encourager et protéger, plutôt que de chercher à l’attaquer et à l’affaiblir. Seuls les groupes de communication nationaux peuvent garantir à la classe politique de ce pays un respect de notre identité et de nos valeurs, qui s’engageront autour du combat pour la diversité culturelle à la française ».

Cette semaine, sur le site web du même journal, une certitude, un candidat a compris le message, c’est celui de l’UMP : « La France est un pays démocratique qui s’est doté d’un nombre important d’instances de contrôle. Le CSA exerce une surveillance étroite sur l’indépendance des chaînes de télévision. Quant aux commandes publiques, elles sont, elles aussi, contrôlées. Par ailleurs, notre industrie des médias, assez fragile, est menacée par les évolutions considérables que sont la révolution numérique et la mondialisation. Elle a besoin d’avoir des groupes solides qui la structurent et la renforcent. C’est pourquoi l’équilibre doit viser en permanence à conforter le développement des groupes français, tout en préservant le pluralisme et l’indépendance du secteur. La situation actuelle, satisfaisante dans ses grandes lignes, n’exclut pas des adaptations », expliquait Nicolas Sarkozy.

« Modeste » pour l’un, « fragile » pour l’autre…Bref une entreprise famélique, un secteur où règne l’indépendance et des commandes publiques contrôlées…. Rien à signaler, tout va bien.
Comme le dit de façon si innocente le directeur de l’information de TF1, Robert Namias, « l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, principal actionnaire de TF1, ne joue « en rien sur l’information » et encore moins sur leur vision de l’audiovisuel.

A lire les propositions de Ségolène Royal et François Bayrou qui déclarent pour leur part « anormal que des groupes industriels dont l’activité dépend pour partie de commandes de l’Etat soient à la tête de grands médias », on imagine que Martin Bouygues, Patrick Le Lay et Robert Namias auront une légère préférence dans l’isoloir.

Ca y est, comme un seul homme et comme c’était prévisible, la caste éditorialistique cumularde et multicartes – Elkabbach en tête, la même qui ignore les paquets de pigistes en bas des rédactions- a volé au secours d’Alain Duhamel.

Un seul mot d’ordre : « Il faut sauver le soldat Duhamel »

Inutile de s’interroger jusqu’à plus soif sur l’écartement justifié ou non d’un intouchable de l’édito politique, symbole à lui seul de toute une génération de propriétaires du pouvoir journalistique qui voit peu à peu, fébrile et désemparée, à l’occasion d’un scrutin national, lui échapper peut-être définitivement son privilège à communiquer et qui tente de s’accrocher aux branches du frêle arbrisseau.
Et sans doute que quand il qualifie l’Internet d’à la fois « émancipateur » et « totalitaire », ce en quoi il n’a pas tout à fait tort, puisque le web a prouvé maintes fois qu’il pouvait accueillir tant le meilleur que le pire, Alain Duhamel regrette le temps délicieux de l’ORTF où les émissions politiques se fabriquaient dans la plus parfaite communion avec le pouvoir, pour être diffusées sur un canal unique.

On imagine la brutalité du retour sur terre !

L’officier de la légion d’honneur, directeur d’Europe 1 et de Public Sénat (et j’en passe…), l’inénarrable Jean Pierre Elkabbach le disait dans « Le Monde » du 4 janvier, à l’origine d’une chronique sur « le journalisme à l’heure du web » : « Dans la jungle des blogs et la confusion entre communication et information, la presse conserve son rôle. La France compte de moins en moins de journaux et de plus en plus de blogs. (…)Chacun devient son propre média, avec le double risque de se perdre dans « l’hyperinformation » et de s’enfermer dans sa propre solitude. Voilà pourquoi nous sommes en train de changer profondément : c’est en imaginant autrement nos métiers que nous jouons notre rôle ».

Rien de très percutant dans tout ça, surtout quand on garde présent à l’esprit l’identité de l’auteur du texte qui, dans le domaine de la confusion entre communication et information en connaît un rayon…

Mais avec l’éviction de son ami Duhamel, Elkabbach a quelque peu changé de ton: « Là, c’est le pire d’Internet. Comme François Chérèque, j’en appelle au réveil des journalistes, qui doivent exercer leur responsabilité. »

« Délateurs (…)procureurs(…)populistes(…) » sépoumonne-t-il même dans l’interview du nouvelobs.com, ajoutant « les journalistes sont des citoyens comme les autres. Il n’y a aucune raison de les émasculer ou de les priver de leur droit de s’exprimer de manière personnelle et privée ». Encore un qui refuse qu’on lui retire sa liberté de penser. Ben voyons…

Ajoutez à cela que le « citoyen-comme-un-autre » Elkabbach dirige un média (plusieurs même) qui lui donne accès quotidiennement aux salles à manger de plusieurs millions de foyers, ce qui oblige à une certaine prudence en période électorale, les journaux écrits n’ont jamais fait mystère de leur proximité politique avec tel ou tel parti, alors que tous les médias audiovisuels de masse, se réfugient pour cause de course à l’audience et au consensus derrière le mirage d’une neutralité parfaite, quand pour la plupart ils sont propriétés de groupes industriels surpuissants qui jouent un rôle de « rouleau compresseur » médiatique dans le cadre indépassable d’une économie de marché.

Sans doute que le directeur d’Europe 1 a eu lui aussi quelques sueurs froides, lorsqu’il a vu que circulait sur le net la retranscription de son interview de Jean Louis Bianco, où laissant échapper quelques lapsus, Elkabbach, utilisa le pronom « nous » pour évoquer l’UMP…No comment. L’interview a été retiré du site d’Europe 1.

Précisons, au passage, que si François Chérèque, de son côté en appelait au « réveil des journalistes », il faisait allusion au passage de Nicolas Sarkozy dans l’émission de TF1: « j’ai une question à vous poser » où il avait relevé plusieurs erreurs, que personne, ni PPDA en direct, ni la rédaction de TF1 le lendemain, ni la rédaction dirigée par Elkabbach n’avaient corrigés.

Passons…De nombreux journalistes exerçant à l’intérieur de rédactions ont trouvé dans leur blog une nouvelle liberté d’expression que les normes journalistiques ne permettent plus en presse écrite et audiovisuelle, pour autant les exemples existent déjà de journalistes dont les directions ont demandé la fermeture du blog (voir Laurent Bazin) pour avoir dépassé la ligne jaune virtuelle.

Si le développement d’Internet signifie pour les journalistes une nouvelle forme d’autonomie, une capacité de critique en temps réel de la fabrication de l’information, peut-être que l’outil participera d’une cure de jouvence d’une profession à propension autarcique. Car si Jean Pierre Elkabbach semble craindre, à raison, l’enfermement de chacun dans sa propre solitude, il occulte habilement, que c’est toute une élite journalistique, dont il est l’incarnation, qui jusque là se bunkerisait dans son « petit monde clos ».

La solitude vaut peut-être encore mieux que l’entre-soi, surtout quand il confine à l’isolement oligarchique.

Reste que depuis le début de cette campagne, et plus encore avec la « mini-affaire » Duhamel, il flotte comme une impression de malaise concernant la fonction et le positionnement de médias « classiques » qui ne s’appartiennent plus et ne parviennent pas à maitriser le rythme d’une campagne qui semble ne jamais vraiment démarrer, sur laquelle plane une atmosphère de rare futilité –le renouvellement des générations, les enfants de la télé qui poussent vers la sortie les enfants de la République, constitue une révolution au sens où la maîtrise de l’image est désormais le critère essentiel de campagne (voir Henri Guaino, la plume de Sarkozy dans l’émission « Envoyé Spécial » qui expliquait sans scrupules, qu’il se foutait complètement du fond et de la légitimité de son candidat à s’approprier des figures emblématiques telles que Blum et Jaurès : « si ça prend…(sourire) » – et qui risque de priver, une fois encore, les citoyens français d’un véritable débat.

L’info pour n’être pas vraiment surprenante, interpelle.
Alain Duhamel est centriste et il votera Bayrou !

C’est Guy Birenbaum qui reprend l’info sur son blog .

C’est vrai, vous me direz, il l’a toujours été. Tel le jouet à bascule, le Duhamel revient toujours au centre, c’est encore là que ça tangue le moins et que l’équilibre est le plus stable.

La nouveauté, c’est que, emporté dans son élan, cette fois-ci après cinq minutes d’éloges du candidat Bayrou, lors d’une réunion en présence de jeunes UDF, il lâche tout de go « je voterai pour lui ».

Pour ainsi dire, on s’en fout ! On se doutait que l’éditorialiste du Point, de Libération, de RTL et de tous un tas de journaux régionaux, ne pouvait pas chanter l’Internationale en levant les bras, donc exit Besancenot, qu’un adepte du solex n’est pas complètement mauvais donc pas Sarko non plus, et qu’il ne pouvait aller jusqu’à donner sa voix à une candidate qu’il ne voyait même pas se présenter, sauf pour expier ses fautes.

Mais c’est beau à voir, presque émouvant, iconoclaste -comme on dit en ce moment- « le jour où Duhamel a basculé »…

Duhamel qui oublie ses fondamentaux, au point de faire une boulette, c’est qu’il se passe vraiment quelque chose dans cette campagne…

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C’est François Bayrou qui a ouvert le bal premier, attaquant de front Claire Chazal, frêle représentante du mastodonte TF1, et posant « face caméra » la question du pluralisme dans la campagne électorale. D’aucuns y ont vu du populisme, et si la ficelle est parfois un peu grosse, elle n’en reste pas moins pertinente. Outre que c’est là une « première » que de s’en prendre aux diffuseurs, vecteurs jusque-là quasi-unique du message politique, tous propriétés d’industriels, hormis le service public évidemment.

Mais Internet a changé la donne et l’attitude de François Bayrou, n’est à ce titre pas innocente, car si la suprématie de la télévision reste éminente pour la diffusion de messages courts, simples à un public massif. L’internet permet d’exister « ailleurs et « autrement », de sortir de la seule caste dite politico-médiatique, qui voit peu à peu, impuissante son ministère de la parole lui échapper.
Le candidat qui espère aller loin ne peut sans doute pas encore prendre le risque d’exister sans la télévision –il s’en faut de peu – mais il peut exister contre la télévision et mettre en cause cette dernière dans son rôle de médiateur.

Symptomatiques du malaise sont, à ce titre les « faux-pas » inhabituels commis par les indétrônables représentants du milieu politico-médiatique, tel un Duhamel qui oublie, acte manqué, de mentionner Ségolène Royal dans son ouvrage de portraits des « présidentiables » potentiels. Et il est vrai que celle-ci n’a pas mené une pré-campagne traditionnelle, séduisant plutôt les réseaux que les appareils.
Ou la multiplication des émissions, qui font intervenir les « vraies gens », signe à la fois de l’abandon de leur compétence au peuple jugé apte –à voir…- et d’un refus d’imaginer la mise en scène de la parole politique autrement que dans un rapport rudimentaire du questionneur au questionné. Les questions se devant d’être simples, pratiques, concrètes et les réponses précises et personnalisés. C’est désormais les connaissances sur le panier de la ménagère qui font office de critère référent pour déterminer les capacités à gouverner un pays…

Par ailleurs, de par sa démarche, François Bayrou, semble être le seul à tirer les conséquences du 21 avril 2002. Campagne dirigée en grande partie, au rythme des grands médias audiovisuels, sur le thème de l’insécurité, qui pour être un sujet de débat politique pertinent, ne méritait ni d’être le premier et encore moins le seul. En les prenant ainsi à témoin, c’est une mise en cause en direct de leurs méthodes qu’il pointe.

Courageuse, la démarche est aussi opportuniste. Bayrou fait du « buzz » -et cela lui profite-, est largement suivi par l’opinion dont on connait la méfiance vis-à-vis des médias et parvient à négocier son passage à des conditions parfois plus confortables.

Reste à savoir si l’initiative d’un Bayrou, une fois élu –pure hypothèse-, ne resterait pas une simple stratégie médiatico-politique. Quelles seraient les réformes mises en place, un Super-CSA doté de véritables pouvoirs de sanctions autres que celui des mots et des rappels à la règle ? Une obligation pour les chaines de respecter un cahier des charges strict ? De véritables mesures pour garantir l’indépendance des rédactions écrites et audiovisuelles ?

Difficile à dire. Les grands médias, sont comme d’habitude au centre de la campagne, un enjeu essentiel, mais en plus d’être incontournables, ils sont également dans l’œil du cyclone. Un tabou au moins sémantique est tombé, reste à s’attaquer aux fondations.

Jusqu’ici tout va bien…

février 8, 2007

C’est tout un art d’évacuer les problèmes. Le récent article du Monde sur  » le déclin annoncé des journaux [qui serait] démenti par les faits  » en est un exemple emblématique.
La croissance des chiffres de diffusion affichée par l’association mondiale des journaux laisse rêveur (+9,95%). Très vite, on apprend, que « cette forte progression est surtout due aux quotidiens gratuits dont la diffusion a doublé en 5 ans, passant de 12 millions d’exemplaires diffusés en 2001 à 28 millions en 2005, soit 137 % d’augmentation ». Pour résumer, la santé florissante du secteur de la presse est essentiellement due à la croissance d’un secteur que cette même association rendait largement responsable l’an passé de la crise majeure que connaissait la presse payante.

« Ce que nous constatons contredit complètement l’idée répandue selon laquelle les journaux sont voués à la disparition », déclare le directeur général de l’AMJ, Timothy Balding, sur le site de l’association. « Les chiffres confirment que l’industrie est saine et vigoureuse et qu’elle relève avec succès la concurrence accrue des autres médias. »
Et d’ajouter : « Cette croissance en plein essor des titres quotidiens dans le monde est largement passée inaperçue par les faiseurs de marché et les experts en médias obsédés par la révolution des médias numériques. » Timothy Balding précise que les journaux représentent une industrie de près de 180 milliards de dollars dans le monde, avec davantage de recettes publicitaires que la radio, l’affichage extérieur, le cinéma, les magazines et Internet réunis » rapporte « Le Monde », dont le papier s’achève par un retour à la réalité des faits avec la « France, où des chiffres en hausse pour la première fois en trente-cinq ans cachent en fait une situation moins florissante. La création de journaux de plus en plus spécialisés mais à faible tirage explique la croissance du nombre de titres ».

Retour au titre « le déclin annoncé des journaux démenti par les faits ».

A ce rythme et à ces critères là validés par « Le Monde » (co-éditeur désormais d’un gratuit), la Presse ne se sera jamais aussi bien portée que quand elle aura totalement disparu.

Joli numéro d’équilibriste journalistique.

Charlie est dans Libé

février 7, 2007

La de Libération le 7 février 2007

Excellente initiative ce matin des journaux Charlie Hebdo et Libération qui font « unes » communes au moment où s’ouvre le procès contre Charlie des « caricatures de Mahomet ». La solidarité nouvelle de cette presse -Libé ouvrant ses pages à Charlie-, si prompte d’habitude à se tirer dans les rotatives, fait plaisir à voir.
Au passage, notons que depuis l’arrivée de Laurent Joffrin à sa tête et malgré les quelques chocs internes dont il a été rendu compte, Libération s’il n’a pas retrouvé la sérénité, semble avoir retrouvé un certain goût pour les « coups ». Une part de son identité. On n’y croyait plus…